Les enfants influenceurs, ce qui nous attend (1/3)

Grande consommatrice de réseaux sociaux, la jeune génération fascine depuis quelques temps pour sa réactivité en terme de plateformes sociales.

On confond pourtant encore facilement les pratiques de la génération Y (née dès 1980), celles de la génération Z (née dès 1995) et celles de la génération d’après (une génération “post-alphabet” comme on pourrait l’appeler).

Ce qui est sûr, pourtant, c’est que le jeune abonné d’aujourd’hui sera le consommateur adulte de demain. Et mieux vaut apprendre à le connaître au plus tôt.

 

Les jeunes : l’atout data à jouer pour les entreprises

Selon les dernières infographies, 73% des jeunes de 14 à 24 ans achètent sous l’influence de leurs réseaux sociaux. Il est donc compréhensible que les marques se demandent constamment sur lequel investir – Snapchat,Tik-Tok ou un Graal plus banal comme Instragram.

Le problème va pourtant au-delà du choix de la plateforme sociale.

L’enfant qui naît avec Internet n’est pas celui qui naît à l’ère des contenus sponsorisés. Il n’est pas “que” connecté. Il est conscient que sa présence sociale est un levier pour les marques, et, pour lui, un potentiel business à développer. Ce que les chiffres actuels confirment. 

En 2020, 86% des jeunes Américains disent volontiers “oui” à des posts rémunérés, quand 58% souhaitent déjà devenir influenceur à temps complet.

Autant dire qu’une large majorité de la prochaine génération sait que le contenu sur réseaux se monnaie, mais aussi, que chaque donnée les concernant se paie.

 

La data : le levier financier des jeunes abonnés

En 2020, les internautes évitent les publicités et sont 30% à utiliser un adblocker dans le monde. Ils sont également réticents à consulter les Conditions Générales d’Utilisation ou à accepter le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données). La plupart passe simplement sur tout contenu (sponsorisé ou non) qui crée de l’impatience

A l’instar de YouTube ou Deezer, une vraie offre premium naît pour franchir un palier en terme d’expérience et de sécurité. Si vous payez : plus de publicité et plus de collecte tacite de données. Si le privilège pour vous est d’être en paix, il devient plus dur pour les entreprises de récupérer vos informations à la volée.

Pourtant, les jeunes utilisateurs ne refusent pas de communiquer leurs données en échange d’un bénéfice : un meilleur service ou un dédommagement financier.

A ce titre, le projet Atlas, lancé par Facebook, proposait dès 2019 de rémunérer ses utilisateurs adolescents (de 13 à 17 ans) à hauteur de 17,50€/mois. Le réseau invitait alors les intéressés à installer un VPN (réseau privé virtuel) donnant un accès continu à leurs données smartphones. 

Les législations évoluent malgré tout dans le sens de la protection des usagers

2019 est aussi l’année où YouTube s’est vu sanctionné par la Commission Fédérale du Commerce, payant une amende de 170 millions de dollars (la société avait collecté des données privées concernant les moins de 13 ans). Le résultat a été la suppression de toute publicité sur les contenus catégorisé “pour enfants “ et, dans la foulée, la démonétisation en masse de ces contenus.

 

Les mineurs : de futurs influenceurs majeurs

Enfin, si la présence des mineurs sur les réseaux n’a rien de nouveau, leur volonté d’y chercher quotidiennement de quoi consommer et de quoi partager l’est. Pour cela, ils créent du contenu – des photos, des vidéos – seuls ou en famille. Ils développent, dans la foulée, de vraies communautés grâce à des pratiques toujours renouvelées. Et la tendance n’est pas prête de passer.

Les futurs influenceurs adultes auront commencé à construire leur carrière dès leur plus jeune âge. Prudence donc, les codes sont en train d’évoluer, et les réglementations juridiques aussi.

Notez que fin 2019, la France joue la réactivité et fait une proposition de loi pour renforcer le droit d’auteur des mini-célébrités. La décision, qui aurait pu sembler anecdotique, répond aujourd’hui à un vide juridique conséquent. Celui-ci concerne particulièrement les enfants youtubeurs et e-sportifs de moins de 16 ans. 

 

En définitive 

Si l’alignement se fait donc progressivement avec le statut particulier des enfants acteurs et mannequins, le jeune, l’abonné-né n’est plus nié – juridiquement ou économiquement.

Il est aujourd’hui un atout, un donneur d’insights intéressant, intéressé, mais surtout, de plus en plus protégé.

Il va falloir s’adapter !

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’influence, les influenceurs  ou adopter une stratégie d’influence respectueuse de l’écosystème, contactez-nous.

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